Au moment où nous mettions sous presse, nous avons appris de sources dignes de foi que des éléments de l'armée malienne, dirigés par le Colonel Ould Meydou (un arabe bon teint), faisant partie de l'opération "Djiguitugu " (combler l'espoir) ont fait un accrochage avec les bandits armés de Kidal, dans la zone de Tin - Essako.
C'était dans l'après d'hier du lundi 12 janvier, aux environs de 15 heures. Bilan : huit morts, des blessés, une voiture brûlée, une autre saisie et dix prisonniers dans les rangs des bandits armés. Parmi lesquels, Ahmed Anakib, qui passe pour être le bras droit du criminel, Ibrahim Ag Bahanga.
Il est également premier vice-président du Conseil de cercle de Tin-Essako. Il fait partie de ceux qui ont lancé le raid meurtrier sur Nampala, le 20 décembre dernier.
Du côté de l'armée, un mort et deux blessés légers ont été enregistrés. Parmi les blessés se trouve le Sous-lieutenant Ahmed Ag Cheik, le bras droit et cousin germain du Colonel El Hadj Gamou. C'est bien lui, qui a dirigé cette embuscade sous le contrôle du Colonel Ould Meydou.
Cet accrochage intervient trois semaines après le carnage perpétré par l'assassin, Ibrahim Ag Bahanga, à Nampala. Depuis, ATT s'est mis dans une colère vive qu'on ne lui connaissait pas, en déclarant : "trop, c'est trop..".
Depuis, l'armée est aux trousses des bandits armés. Le peuple malien, dans son ensemble, est d'accord avec le président de la République pour dire que les bandits armés ont franchi la ligne rouge. Et nombreux sont nos compatriotes internautes qui privilégient l'option de la force.
Nous-mêmes, à L'Indépendant, nous avons plaidé, à maintes reprises, pour une solution militaire car nous n'avons jamais cessé de le dire : les bandits armés de Kidal ne comprennent qu'un seul langage, celui de la force.
Tant que le gouvernement est dans cette logique, seule capable de ramener Bahanga et consorts à la raison (la négociation interviendra après) il aura le soutien de son opinion publique, exacerbée par les multiples attaques soldées par des morts et des enlèvements commis sur de paisibles citoyens.
Sous aucun prétexte, ATT ne devrait desserrer l'étau qui est en train de se resserrer autour du grand criminel malien de la décennie, Ibrahim Ag Bahanga. Les Maliens souhaitent le voir mort ou prisonnier.
Il faut noter que le gouvernement joue sur deux registres : celui de Bahanga et celui de l'Alliance du 23 mai qui fait de la surenchère pour son cantonnement avorté le 5 janvier dernier.
Pour qui connaît cette partie du pays, notamment la situation précaire du terrain, la mentalité des uns et des autres et la grande complicité entre eux, la tâche du gouvernement est loin d'être facile. Cependant, il doit rester ferme et résolument engagé à défendre la sécurité des population et l'intégrité territoriale du pays.
Chahana Takiou
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