Cour suprême : TROIS NOUVEAUX CONSEILLERS PRENNENT FONCTION

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Trois nouveaux membres de la Cour suprême -un à la section administrative (Madassalia Maïga) et deux à la section judiciaire (Mme Coulibaly Madeleine Maïga et Salikou Diarra)- ont prêté serment hier dans la salle d'audience de la haute juridiction.

La cérémonie solennelle, présidée par le chef de l'État Amadou Toumani Touré, s'est déroulée en présence de nombre de représentants de la famille judiciaire.
Nommés le 18 mars dernier, les trois conseillers doivent prêter serment devant le président de la République avant d'entrer en fonction, comme le stipule l'article 9 de la loi organique fixant l'organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle.
"Je jure de bien et fidèlement remplir ma mission, de l'exercer en toute impartialité, dans le respect de la Constitution, d'observer le respect du secret professionnel, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation à titre privée sur les questions relevant de la compétence de la Cour suprême et de me conduire en tout comme un digne et loyal magistrat", telle est la formule consacrée du serment prévu à l'article 9 de cette loi organique.
Après la lecture du décret de nomination des trois conseillers par le greffier en chef de la Cour suprême, le chef de l'État a invité le procureur général à faire ses réquisitions. Cheickna Dettéba Kamissoko a salué ce rituel qui met en selle de hauts magistrats avant de rappeler le parcours professionnel des trois nouveaux conseillers
Le président de la République invitera alors Madassalia Maïga, Mme Coulibaly Madeleine Maïga et Salikou Diarra à prêter serment. Puis il donnera acte au greffier en chef pour la lecture du décret de nomination, au Procureur général pour ses réquisitions, avant de renvoyer les nouveaux hauts magistrats à leurs nouvelles fonctions.
Quatrième institution de la République consacrée par la Constitution, (après le président de la République le gouvernement et l'Assemblée nationale), la Cour suprême est la plus haute juridiction de notre pays. Elle est composée de 3 sections : la section judiciaire, la section administrative et la section des comptes.
La section judiciaire est l'équivalent de la Cour de cassation. Elle juge en dernier ressort toutes les décisions rendues par les juridictions de l'ordre judiciaire et contrôle la légalité des décisions contre lesquelles il n'existe pas d'autres voies ordinaires de recours. La section administrative de la Cour suprême est le tribunal d'appel du tribunal administratif et juge en dernier ressort les décisions relevant de la compétence du tribunal administratif.
Quant à la Cour des comptes, elle juge les comptes publics de deniers tels que définis par la réglementation, en vigueur, vérifie la gestion financière des agents de l'ordre administratif chargé de l'exécution du budget national et des autres budgets.

A. LAM L'ESSOR
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Les 3 nouveaux conseillers

Madassalia Maïga
Ce magistrat qui rejoint la section des comptes est diplômé de l'École nationale d'administration depuis 1985.
Né le 8 septembre 1957 à Bagnadji (cercle de Gao), Madassalia Maïga est passée par l'école fondamentale de Kati Camp et le lycée Sankoré de Bamako avant d'entrer à l'ENA.
Intégré à la fonction publique en 1985, il effectue le Service national des jeunes avant d'être affecté dans le cercle de Yélimané en qualité de stagiaire en 1987. En novembre 1988, il est chef d'arrondissement de Monimpèbougou (cercle de Macina). Il servira ensuite à Kayes avant d'être nommé chargé du bureau des associations et partis politiques à la direction nationale de l'Administration territoriale au ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales. En septembre 1990, il entame une carrière judiciaire avec sa nomination comme juge administratif au tribunal administratif de Kayes. Septembre 2000, il est commissaire du gouvernement au même tribunal administratif, puis au tribunal administratif de Bamako (février 2003). Madassalia Maïga présidait depuis avril 2004 le tribunal administratif de Mopti lorsqu'il a été nommé à la Cour suprême.
Madassalia Maïga qui parle et écrit français et anglais, aime la lecture et le sport.

Mme Coulibaly Madeleine Maïga.
Née à Ségou le 29 septembre 1954, Mme Coulibaly Madeleine Maïga à fréquenté successivement les bancs de l'École de la mission catholique de Segou et du lycée Notre Dame du Niger de Bamako avant d'entrer à l'École nationale d'administration (ENA), d'où elle sort en 1977 avec une maîtrise en droit. La même année, elle intègre la fonction publique et entame une riche carrière de magistrat qui l'amène successivement au tribunal de première instance de Ségou (où elle occupe diverses fonctions) et au tribunal de première instance de Bamako à partir d'octobre 1989.
Juge de siège au tribunal de première instance de Bamako, (1989-1991) puis juge des enfants (1991-1998), Mme Coulibaly a été présidente du tribunal de première instance de la Commune I de Bamako (1998), conseiller à la Cour d'appel (2000) et chargée de cours sur la juridiction pour mineurs aux auditeurs de justice en 2002. Elle a pris part à de très nombreux séminaires et ateliers notamment sur la justice pour enfants.
Magistrat de grade exceptionnelle, Mme Coulibaly Madeleine Maïga était conseiller à la Cour d'appel de Bamako au moment de sa nomination à la Cour suprême.
Active au plan associatif, Mme Coulibaly Madeleine Maïga parle français, anglais et bambara. Mariée, mère de cinq enfants, elle consacre son temps libre à la lecture et au cinéma.

Salikou Diarra
Ce magistrat de grade exceptionnel né en 1955 à Nkouralé (cercle de Sikasso) était conseiller à la cour d'appel de Bamako à sa nomination à la Cour suprême. Il a entamé sa carrière de magistrat en janvier 1980 après un diplôme de l'ENA (sciences juridiques) en juin 1979, des études fondamentales et secondaires à l'école fondamentale de Nkouralé et aux lycées de Sevaré et de Markala (baccalauréat en 1974).
Le jeune magistrat sera substitut du procureur de la République à Sikasso (1981) et à Koulikoro (1983). Il sera ensuite juge au tribunal de Première instance à Kayes et exercera dans plusieurs juridictions (Kéniéba, Bougouni, Kidal, Bankass) avant d'être nommé président du Tribunal de Commerce de Mopti (1997) puis conseiller à la Cour d'appel de Mopti en septembre 2000. Depuis 2004, il était conseiller à la Cour d'appel à Bamako
Salikou Diarra a pris part à plusieurs séminaires notamment sur l'organisation pour l'harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) et du système comptable ouest africain (Syscoa).
Marié, père de cinq enfants, Salikou Diarra qui parle français et bamanan, aime la lecture et le foot-ball.

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