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L’assurance maladie obligatoire : La contestation s’amplifie

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La COSES (Coordination des Enseignants du Secondaire) a donné le ton ce jeudi 24 Février 2011 au Centre Islamique de Hamdallaye. L'Assemblée Générale exige l'arrêt immédiat de l'application de cette assurance maladie, elle réclame la fin des prélèvements sur les salaires. Autrement la COSES se dit prête à obtenir satisfaction par l'utilisation de tous les moyens à sa disposition.

L'assurance maladie obligatoire initiée par le gouvernement de la République du Mali dans une certaine confusion engendre de plus en plus de la contestation. Dans un premier temps, cette contestation de rumeurs et verbale est donc en train d'entamer sa mue, elle se fait entendre et de la plus belle des manières. En effet, la plupart des observateurs et des travailleurs pensent que les enseignants ont ouvert le bal de la contestation et que très vite les autres corporations vont suivre.

       

     L'assemblée générale qui a regroupé l'essentiel des syndicats de l'enseignement secondaire a été un peu plus claire dans sa démarche. Elle n'acceptera aucun compromis sur le retrait de cette opération qualifiée par de nombreux intervenants d'énième serpent de mer destiné, une fois de plus, à dépouiller les populations au profit d'une poignée de privilégiés.

         

   Ainsi, certaines interventions étaient vraiment radicales prônant l'engagement instantané d'une grève illimitée. D'autres intervenants proposaient plutôt une approche graduelle, il s'agit déjà d'afficher le refus d'adhésion de la COSES à l'opération et ensuite durcir les propositions en fonction de l'entêtement de l'Etat à maintenir sa logique.

         

   La COSES est d'autant déterminée qu'elle n'entend rien négocier, si ce n'est l'annulation de l'opération, à ce propos un intervenant commentait : « mais je crois qu'il s'agit de notre santé, qu'ils nous laissent nous soigner nous mêmes, s'ils n'ont pas d'arrière pensée, ils font comme si l'on ne se connaît pas dans ce pays...».

           

Très clairement on comprend que l'opposition des enseignants n'est pas liée au bien fondé de l'opération mais plutôt de leur scepticisme vis-à-vis de la gestion des fonds et des prestations futures. 

          

  A l'image de toutes les autres opérations concernant des sommes importantes comme celles-ci les Maliens se font une idée des perspectives.

           

En effet, l'Etat rassure de sa bonne volonté et surtout de sa détermination à ne pas tergiverser avec la gestion de ces fonds. Pourtant à y voir de près, à peine que l'AMO est commencée à collecter les fonds qu'il y a des bruits de détournement.

          

  Personnellement visé par ses allégations le ministre Sékou Diakité du Développement social a tenu une conférence de presse pour rassurer. De part les informations que nous disposons la boîte de pandore est comme ouverte tous ceux qui murmuraient vont se joindre au mouvement.

         

   L'assurance maladie obligatoire est certainement une bonne politique de couverture sociale mais à l'état actuel des services de gestion, c'est carrément de l'aventure. C'est pourquoi les services de l'Etat rétorquent qu'il est impossible d'attendre la perfection avant d'engager de telle opération.

          

  En tout cas les enseignants viennent de donner le coup d'envoi d'une contestation qui risque de prendre vite de l'ampleur.

 

Ousmane COULIBALY le Zénith Balé

 

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