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Les tensions se multiplient dans la capitale malienne

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Des tirs ont éclaté mercredi 2 mai pour la troisième journée consécutive à Bamako, opposant les forces militaires du capitaine Amadou Sanogo à des soldats fidèles au président déchu Amadou Toumani Touré (ATT). Selon une source sécuritaire malienne, les soldats favorables à la junte au pouvoir depuis le 22 mars procèdent actuellement à l'évacuation de bâtiments de la capitale, à la recherche de mercenaires étrangers infiltrés. "Ces évacuations sont censées aider la mission des soldats qui sont en train de ratisser la ville à la recherche de mercenaires qui se cachent au milieu des Bamakois", a précisé cette source à conditon de ne pas être citée nommément.


Les fusillades ont résonné notamment dans le secteur de l'Office de radio-télévision malienne (ORTM), théâtre des plus violents affrontements de ces dernières quarante-huit heures dans la capitale. Selon un salarié de l'ORTM, la junte a fait évacuer sans donner de raison tous les employés de la radio-télévision. Dans la matinée, un engin blindé léger de l'ex-junte avait tiré une fois en l'air à proximité de l'ORTM, provoquant la panique dans le quartier. La plupart des banques ont fermé et une partie de la cité administrative, siège de plusieurs ministères, a été évacuée spontanément par ses occupants.



Lundi soir, des bérets rouges de la garde présidentielle restés fidèles à ATT se sont soulevés pour tenter de s'emparer de points névralgiques de la capitale - l'ORTM, l'aéroport de Bamako et le camp de Kati, base des ex-putschistes à 15 km de la capitale -, se heurtant à une résistance farouche des bérets verts du capitaine Sanogo. Ce dernier s'est emparé, en compagnie d'officiers subalternes, du pouvoir le 22 mars avant de le remettre, nominalement et sous la pression de la Cédéao, à un gouvernement civil de transition le 6 avril.

On estime que les affrontements, qui ont diminué d'intensité mardi après-midi après la prise de contrôle par la junte du camp de la garde présidentielle au cœur de Bamako, ont fait au moins vingt-sept morts.

 

LeMonde.fr

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