Au cours d'un atelier organisé par l'association TEMEDT, le jeudi 31 mai au Palais de la culture Amadou Hampathé Ba, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly a laissé entendre que son département va introduire bientôt sur le bureau de l'Hémicycle, » un projet de loi prohibant et criminalisant la pratique de l'esclavage"
Cette rencontre a enregistré la présence des députés, des magistrats, avocats et des chercheurs et a servi de cadre pour la présentation d'un livre, écrit par Pr Naffé Kéita sur » l'esclavage au Mali « . L'occasion a permis aussi au juge Mamoudou Kassogué de présenter l'avant projet de loi criminalisant l'esclavage.
Pour le ministre Malick Coulibaly, » il n'y a pas pire négation des droits de l'homme que la pratique de l'esclavage « . Nombreuses sont, dira-t-il, les personnes qui connaissent encore l'esclavage et des pratiques assimilables. Il a encouragé l'association Temedt- qui veut dire placenta en Tamasheq- à poursuivre ses efforts de sensibilisation pour préparer les mentalités à se départir de telles violations des droits humains. Le ministre Malick Coulibaly a indiqué qu'il y aura bientôt un projet de loi visant à interdire ces pratiques.
Pour sa part, le président de Temedt, Ibrahim Ag Idbaltanat, dira que cette association républicaine est attachée à l'intégrité territoriale du Mali et sa stratégie d'action est d'informer, former et sensibiliser sur toutes les questions relatives à la paix, au développement, à la promotion et la protection des droits humains.
« La mission de Temedt est essentiellement de protéger et promouvoir les droits humains notamment la lutte contre l'esclavage, les pratiques assimilées et toutes les discriminations, promouvoir la paix, la stabilité et la cohésion sociale pour tous et renforcer les acquis en la matière, notamment la solidarité traditionnelle entre les populations. Nous sommes opposés à toute revendication par la violence armée; pour le règlement des différends le dialogue et la concertation doivent être privilégiés « , a-t-il déclaré. C'est l'occasion pour nous, a-t-il expliqué, de condamner toutes les violences aveugles perpétrées sur des paisibles populations au nord du pays. » La traite des personnes et les pratiques assimilées, tout comme l'esclavage par ascendance, constituent des violations fragrantes et inhumaines des droits humains et leur éradication est une œuvre inégalable « , a-t-il indiqué.
Il faut préciser que l'intervention de cette association au devant de la lutte contre l'esclavage se base sur le fait que les idées qui poussent au changement sont déjà présentes au sein des sociétés locales ou des organisations de la société civile. Il va falloir faire un travail attentif d'analyse et de catalyse pour que des actions concertées soient menées par un ensemble d'acteurs de plus en plus importants. Ce qui est la garantie de succès plus rapide. Ainsi, des esclaves ont pu se libérer et une assistance socio-économique leur est assurée de manière continue par Temedt et ses partenaires dans différentes localités du Mali profond.
Bruno D SEGBEDJI l'Indicateur du Renouveau
- 04/06/2012 10:08 - Édito : La justice instrumentalisée
- 03/06/2012 14:57 - LE PRÉSIDENT BONI YAYI DU BÉNIN CASSE LE TABOU SUR LA SITUATION DU MALI
- 01/06/2012 15:01 - Le MNLA dénonce l'accord de fusion avec les islamistes d'Ansar Dine
- 01/06/2012 11:24 - Le jeudi 31 mai 2012 à 10 heures dans les locaux du Conseil de cercle de KatiMali: vers le clash entre le Mnla et Ansar Dine
- 01/06/2012 11:24 - Election du président du Conseil de cercle de Kati : Le candidat de l’URD élu avec 55 voix 26 pour l’ADEMA
- 01/06/2012 11:17 - Conséquence de la Crise institutionnelle et sécuritaire : Un sombre bilan pour les compagnies de transport routier
- 01/06/2012 11:17 - Crimes au Nord-Mali : Le Mali saisit la CPI
- 01/06/2012 11:14 - Financements publics : Les partenaires exigent le départ définitif de l’ex-junte dans les casernes
- 01/06/2012 11:06 - Mali : ouverture d'une information judiciaire à l'encontre des officiers supérieurs et subalternes
- 01/06/2012 11:00 - Transition malienne : risques d'un conflit de prérogatives











