
Le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR), association anti-putschiste du Mali, demande l'aide de l'Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) pour "sécuriser" la transition à Bamako et aider à reconquérir le nord du pays contrôlé par des groupes armés.
Sécuriser la transition menée par Dioncounda Traoré et reconquérir par les armes le nord du Mali, tenu depuis le 22 mars par les rebelles touaregs et une nébuleuse de groupes islamistes, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). C'est en substance ce que demande le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR), coalition de partis et d'associations opposés aux putschistes et à leurs soutiens.
Pour preuve de l'urgence qu'il y a à intervenir, le FDR met en avant l'agression perpétrée par des membres d'associations favorables à la junte malienne, le 21 mai dernier, sur la personne de Dioncounda Traoré, président intérimaire du Mali. Mais aussi, bien-sûr, le triomphe du djihadisme qui s'est installé à Tombouctou, Gao, Kidal... à la faveur d'Aqmi, qui a su consolider ses liens avec Ansar Eddine, le groupe rebelle de Iyad Ag Ghali, qui ne jure que par l'instauration de la charia au Mali,
Afin de mettre hors d'état de nuire cette rébellion nordiste dont font aussi partie les laïcs du Mouvement national de Libération de l'Azawad (MNLA), la lettre du FDR signée par son président, Siaka Diakité, appelle à « la mise à la disposition du Mali des troupes et de la logistique nécessaires pour appuyer l'armée nationale dans sa mission de reconquête des régions du Nord occupées. »
Nouveau souffle
L'armée nationale, elle-même soumise aux dissensions depuis son coup d'État qui a renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT), cherche un nouveau souffle. Amadou Haya Sanogo, chef de la junte, dit pouvoir « prendre le Nord en quelques jours » si l'on en donne les moyens à l'armée.
Le déclenchement d'un plan d'aide logistique et militaire est entre les mains des présidents béninois Thomas Boni Yayi et ivoirien Alassane Ouattara, respectivement dirigeants en exercice de l'Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao). L'installation prochaine - le terme « imminent » étant à bannir des perspectives - d'un éventuel nouveau Premier ministre et d'un gouvernement d' « union nationale », en lieu et place de celui de transition actuel, dépend en grande partie de leur influence.
Jeuneafrique.com
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