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Côte d’Ivoire : le siège du FPI saccagé par des inconnus en armes

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arton6003Le siège du Front populaire ivoirien (FPI, parti de l'ex-président Laurent Gbagbo), situé dans le quartier chic de Cocody (nord d'Abidjan), a été attaqué et saccagé samedi par des inconnus, qui ont fait deux blessés, au moment où des membres de la jeunesse de ce parti tenaient une réunion.

« Nous étions en réunion, nous étions au nombre de dix. Venues à bord d'un mini-car, des personnes non identifiées, armées de gourdins, de machettes et de fusils de chasse, ont fait irruption dans les locaux », a déclaré un membre de la section jeunesse du FPI, Jean-Luc Ouallo, cité par l'AFP.

Les agresseurs qui « parlent tous dioula » (langue de ressortissants du Nord ivoirien, très largement parlée dans le pays), ont incendié une voiture devant l'entrée du siège avant de saccager l'intérieur. Les vitres de toilettes brisées, et des documents traînaient par terre. Deux personnes sur place ont été légèrement blessées, l'une à la tête et l'autre à la joue, par les assaillants, selon l'AFP.

Toussaint Alain, ancien conseiller de Laurent Gbagbo, a affirmé sur son compte twitter que l'attaque a été perpétrée « par des militants du RDR (Rassemblement des républicains, parti du président Alassane Ouattara, ndlr), appuyés par des soldats des Frci (Forces républicaines de Côte d'Ivoire) ».

L`attaque du siège du FPI survient après deux semaines au cours desquelles plusieurs postes de contrôle et des camps militaires des Forces de sécurité ivoiriennes à Abidjan et à l'intérieur du pays ont été attaqués par des groupes armés non identifiés faisant au moins 11 mort au sein des Frci et trois personnes tuées dans la population civile.

A plusieurs reprises, les autorités ont accusé « des miliciens pro-Gbagbo » et des militaires « nostalgiques du régime Gbagbo », s'attirant de vigoureux démentis du FPI.

« Nous avons choisi la voie de la transition pacifique », a indiqué vendredi le président intérimaire du FPI Oureto Miaka, exhortant les autorités à « chercher avec sérénité et responsabilité les causes profondes du malaise ».

Dans un message télévisé adressé vendredi à la population ivoirienne, le Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou a appelé les auteurs de ces attaques à déposer les armes et à venir sur la table des négociations pour « un dialogue franc, sincère et sans exclusive ».

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