Il ne s'agissait ni d'une manœuvre militaire ni d'un assaut programmé contre Al Qaïda Maghreb comme annoncé par RFI. Mais plutôt une opération visant à déjouer une nouvelle attaque d'un groupe d'éléments appartenant à la bande d'Ibrahim Ag Bahanga dans les environs de Kidal. Dans leur débandade, les infortunés croyaient trouver refuge chez les Salafistes du GSPC en territoire malien. Erreur !Contrairement à ce qui a été annoncé par notre consœur RFI (comme à son habitude), il ne s'agissait nullement pas de l'opération conjointe des forces militaires des quatre pays ayant en commun la bande sahélo saharienne.
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Que s'est- il passé ?
En effet, des éléments appartenant au groupe de Ag Bahanga et qui étaient en hibernation, ont été surpris par nos forces armées dans les environs de Kidal entrain de peaufiner un plan d'attaque sur les positions militaires du Mali.
Selon nos sources, il s'agirait d'éléments qui avaient réussi à se « dissimuler » dans la population après le tout dernier ratissage de nos forces armées qui a abouti à plusieurs arrestations de présumés terroristes.
Grace à la vigilance de nos forces de sécurité, ils ont, cette fois ci vite été identifiés par le commandement militaire de la zone qui a ordonné un assaut au moment où ils s'apprêtaient à agir.
Il ne nous est pas possible pour l'instant de vous communiquer un bilan mais des sources généralement bien informées, après des échanges de coups de feu à fusils d'assaut, les bandits ont fini par prendre la clé des champs pour implorer la couverture et l'appui des éléments du GSPC vers la frontière algérienne. Un violent accrochage s'en est suivi. L'armée malienne a réussi, au bout d'intenses combats qui n'ont duré que quelques heures à « nettoyer au poudre à canon » la zone.
Selon d'autres sources, les combattants qui ont réussi à prendre la tangente se seraient dirigés comme à leur habitude, vers l'Algérie où ils pourraient bénéficier de l'hospitalité et de la protection de la pernicieuse mafia des narco trafiquants.
Pour quel intérêt donc RFI et d'autres media se livreraient-ils au périlleux jeu de l'intox ?
En effet, comme nous l'annoncions dans nos précédentes éditions, l'Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie se préparent toujours à lancer une importante opération antiterroriste conjointe contre Al Qaida dans la région frontalière entre ces quatre pays.
On pourrait croire que l'information donnée par RFI visait deux objectifs tous malveillants. D'abord faire croire à l'opinion internationale que l'opération a été unilatéralement engagée par l'armée malienne avant qu' un Etat major conjoint ne soit créé.
Ensuite anéantir les efforts déployés par les autorités maliennes pour obtenir la libération de deux otages européens (un Britannique et un Suisse) détenus par un groupe terroriste dirigé par Yahia Abi Amar.
Deux hypothèses qui auraient mis le Mali au banc des accusés conformément au plan machiavélique ourdi depuis les tentes d'Alger.
Pourtant, l'Algérie, malgré sa puissance militaire et sa maitrise sans conteste de la bande « infestée » par Al Qaïda, ayant échoué sur ce dossier semble avoir décidé de jouer à un jeu trouble et sulfureux ces derniers temps. Entre le traditionnel discours officiel, et les faits du terrain, un énorme gouffre s'est mystérieusement créé.
Un gouffre qui se caractérise par le malin principe de se dédouaner en fournissant des armes et du carburant au Mali et de s'abstenir de toute autre forme de participation.
Les maléfiques esprits pensent que notre armée va s'embourber dans l'immense désert, longtemps considéré comme refuge et zone de trafic des contrebandiers et des groupes terroristes, où sont planquées les troupes d'Al Qaïda.
Il est vrai qu'il faut craindre que la nature poreuse des frontières sahariennes et la faiblesse des moyens logistiques à y patrouiller exige de notre pays une diplomatie particulièrement délicate.
Comment dire la vérité à notre voisin et obtenir de lui un soutien franc et sincère ? Le dilemme est totalement cornélien pour Koulouba.
Comment combattre cette guérilla sans faire de carnage au sein des civils ? Une autre équation qui donne des migraines aux autorités de Bamako.
C'est pourquoi, il est impératif pour nos pays de faire front commun et anéantir définitivement ces bandes criminelles.
Abdoulaye Niangaly
Le Quotidien de Bko
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