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SYLIMA/ SYNAG, La grève est suspendue mais la lutte continue

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Depuis hier, les magistrats, greffiers et secrétaires de greffe et parquet, qui observaient une grève depuis un mois, ont repris le travail le mardi dernier. Cela « pour manifester leur bonne foi et permettre à tous ceux qui ont œuvré pour l'apaisement du problème d'avoir la solution dans un intervalle d'un mois ». Au fait, le communiqué lu par le président du haut conseil islamique, Hahmoud Dicko, était précis à ce sujet. Il incombe au gouvernement, à son tour, de manifester sa bonne foi pour éviter à notre pays une seconde paralysie de la justice. Les militants des deux syndicats ont effectivement regagné leurs postes le mardi dernier. Mais ils considèrent ce moment comme une période de trêve durant laquelle la garde ne doit surtout pas être baissée.

 

Déjà, le vendredi 28 mai dernier, les deux syndicats avaient assigné le gouvernement auprès du Bureau international du travail (BIT) suite au remplacement de certains d'entre eux par des intérimaires.

« Nous avons l'honneur de vous saisir par la présente d'une réclamation au titre de l'article 24 de la Constitution de l'Organisation Internationale du Travail contre le Gouvernement de la République du Mali pour violation grave de la convention n° 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndicale de 1948 ratifiée par le pays le 22 septembre 1960 », affirme le Sylima dans sa requête au niveau du BIT.

C'est en vertu d'une ordonnance administrative n° 218 en date du 21 mai 2009 du premier président de la cour d'appel de Bamako, Abdoulaye Issoufi Touré, que le Gouvernement a procédé à des remplacements de magistrats et de greffiers.

Par ailleurs le service minimal suppose l'utilisation des agents du service dans lequel on veut le faire observer. En l'espèce le Gouvernement a fait nommer des agents extérieurs aux juridictions concernées, accuse le Sylima.

Hameye Founé Mahalmadane que nous avons rencontré est plus précis : « Le statut le permet dans les cas d'empêchement, or nous croyons savoir que la grève n'est pas un cas d'empêchement. Les cas d'empêchement sont connu, il s'agit du décès, d'un poste non pourvu ou pour une raison quelconque où le magistrat est définitivement hors d'état d'exercer ses fonctions. Puisque nous ne sommes concerné par aucun de ces cas, c'est surprenant et nous pensons que c'est une décision illégale. Mais ce comportement du premier président ne nous surprend pas. Il faut rappelé que le même premier président a observé la grève illimitée avec le Syndicat autonome de la magistrature et en haut lieu il a été appelé et tapé sur les doigts. C'est une manière pour lui de se racheter vis è vis de ses maîtres du jour. Donc nous comprenons qu'à ce prix, il est prêt à pactiser même avec le diable pour se racheter ».

Il a ajouté que la décision est une violation grave des conventions que le Mali a signé sur le plan international notamment la convention n°87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical.

Akhimy Maïga La Nouvelle République

Written by :
Aminata Mariko
 

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