Depuis un certain temps, la ville de Bamako est devenue une véritable jungle. La population ne parvient plus à dormir la nuit. Et cela, au vu et au su de Sadio Gassama, ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile ; du directeur général de la police nationale, Niamé Kéita et des commissaires de police. En conséquence, les Bamakois demandent le limogeage des chefs chargés d'assurer la sécurité et décident de prendre leur problème en main.
Les populations de Bamako ne savent plus à quel saint se vouer. En effet, depuis plus d'une année, ils ne dorment plus que d'un œil. Des bandits armés connus de tous, n'hésitent pas à tirer à bout portant sur des gens sans qu'aucun doigt ne soit levé. De quartier Bakaribougou, Médina- coura, Bagadadji, Quinzambougou en Commune II ; en passant par Djélibougou, Boulkassoumbougou et Banconi en Commune I via Sangarébougou et Djalakorodji de la Commune de Kati, les bandits ne laissent rien sur leur chemin.
Le hic, c'est que mille fois interpellés par la police, les puissants malfrats trouvent toujours les solutions pour se faire libérer, n'en déplaise à leurs victimes. Celles-ci sont littéralement désarçonnées de les croiser du jour au lendemain, dans la rue à bord des voitures de classe ou sur des motos Djakarta. Car, chez le procureur de la République, les bandits ne craignent rien et la raison de cet état de fait est connue. Du coup, les populations en quête perpétuelle de sécurité et de justice saine sont en colère.
Que font Sadio Gassama et Niamé Kéita ?
Pour bon nombre de Maliens, Sadio Gassama ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile et Niamé Kéita directeur général de la police nationale doivent être relevés. « Sadio et Niamé ont montré toute leur limite », disent-ils face à l'ampleur nouvelle de l'insécurité dans notre pays. Le président de la République, soucieux de briguer un troisième mandat, leur aurait adressée une demande d'explication.
De sources sûres, au regard des efforts fournis par l'Etat, il est inacceptable pour ATT, de concevoir qu'on ne parvienne pas à atteindre les résultats attendus en matière de sécurité. Les malfrats existent et les agents de sécurité connaissent bien tous leurs nids. Que reste-t-il alors à faire ? Il y a-t-il réellement une complicité dans la chaîne de lutte contre le fléau ? En tout cas, il est déplorable de voir un commissaire de police, lâcher des malfrats parce qu'il aurait reçu un ou des coups de fil venant de...A preuve, les narcotrafiquants ont gagné du terrain chez nous. Des concessions sont même appelées « Colombie ».
En effet, certains hauts responsables Maliens et leurs épouses seraient impliqués dans le trafic de drogue. Leurs noms circulent depuis belle lurette sous le manteau. Mais, comme ce sont des supers hommes, ils ne craignent rien du tout. Des paisibles citoyens sont tués ou battus à sang en voulant les dépouiller de leurs biens (véhicule, moto, argents, bijoux, téléphone portable...) Tout ça est connu de Niamé Kéita et de son boss Sadio Gassama qui continuent de garder un silence radio sur l'insécurité grandissante au Mali.
« Gassama show »
Dans le JT du mardi 26 janvier dernier de l'ORTM, les Maliens étaient sidérés d'entendre les propos de Sadio Gassama, ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile, qui se croyait dans un véritable jeu de dauphins. « Je veux savoir, malgré tous les moyens mis à votre disposition par l'Etat, qu'est-ce qui vous empêche de faire votre travail ? Je veux le savoir !», a-t-il fulminé. C'était au cours d'une rencontre qu'il a initiée avec les hauts responsables chargés de la sécurité du Mali.
Extraordinaire ! Est-ce le moment pour lui de poser de telles interrogations devant les caméras de la télévision nationale ? De son arrivée à la tête du département à nos jours, Sadio Gassama n'avait-il pas encore décelé les points de défaillance de nos forces de sécurité ? Qu'est-ce qui peut se manigancer dans nos commissariats sans qu'eux (Sadio et Niamé) ne soient au courant ?
Heureusement, les Maliens comprennent les choses et savent interpréter « le show télévisuel » de leurs prétendus responsables. Ainsi, face à l'incapacité de l'Etat, des groupes d'autodéfense sont en train d'être mis en place dans les quartiers populaires et périphériques, afin de lancer une chasse contre les malfrats. Les discours sont tombés dans la désuétude. Désormais, place à la vérité et à l'action.
Kady Théra le Guido
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