
Le gouvernement de transition à Bamako a annoncé le 9 juin la création d'une nouvelle structure, qui n'a pas encore de nom, mais qui comprend notamment des membres du CNRDRE, l'ex-junte au pouvoir. L'annonce intervient deux jours après la réunion d'Abidjan qui avait eu lieu en présence de l'ONU, de l'Union africaine et de la Cédéao. Trois organisations qui avaient exigé la dissolution immédiate de l'ex-junte. Avec cette nouvelle structure, le gouvernement malien dirigé par Cheick Modibo Diarra se montre plus prudent. Selon lui, la junte doit demeurer un acteur de la transition, mais à titre consultatif.
Si la communauté internationale a opté pour la manière forte dans ses déclarations, le gouvernement malien, lui, ménage la junte et s'évertue à ne pas provoquer la susceptibilité des militaires. Plutôt que de parler de dissolution du Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE), le ministre de la Communication préfère le terme d'absorption de ce comité dans une nouvelle structure dont le nom demeure inconnu.
Toujours selon Hamadoun Touré, si le projet de loi du gouvernement est adopté par les députés, les putschistes du 22 mars resteront des acteurs de la transition comme cela était prévu par les accords signés avec la Cédéao mais à titre consultatif et non plus décisionnaire.
De son côté, le capitaine Sanogo n'a pas encore donné publiquement sa réponse. Pour l'heure, au sein du CNRDRE, on refuse toute idée de dissolution mais on se dit prêt à se soumettre à la volonté gouvernementale à condition que les préoccupations de la junte soient prises en compte. Celles-ci se résument en deux points : la préparation de la reconquête du nord du pays et la refonte de l'armée.
Pour Aly Coulibaly, nouveau ministre ivoirien de l'Intégration et nouveau médiateur dans la crise malienne pour le compte de la Cédéao, il est urgent d'agir pour que le Mali recouvre totalement son intégrité territoriale.
"Je souhaite que la Cédéao en liaison avec l'Union africaine et les Nations unies arrivent à résoudre cette crise majeure, notamment la partition de fait que nous constatons au Mali, le Nord étant devenu une sorte de sanctuaire des terroristes. Il est donc urgent d'agir" -
Aly Coulibaly, Nouveau ministre ivoirien de l'Intégration africaine et nouveau médiateur dans la crise malienne
RFI
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