Un accident spectaculaire s'est produit hier après-midi à l'entrée du pont Fahd du côté du chantier de la Cité administrative.
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Un camion citerne de la compagnie Sankéen provenance du dépôt de Moribabougou a raté le virage aux abords du pont, brisé les garde-fou avant de basculer sur le bas-côté. L'accident s'est produit aux environs de 16h20, au moment où la circulation est très dense à cet endroit. Heureusement il y a eu plus de peur que de mal. Parmi les quatre personnes qui étaient dans la cabine du véhicule, trois sont sorties indemnes. C'est le chauffeur qui est resté coincé dans un habitacle très endommagé. Il a pu être extirpé de l'amas de ferraille par les sapeurs pompiers épaulés par les policiers aux environs de 17h15.
Bien touché, visiblement, le chauffeur a été transporté en urgence dans un hôpital par la Protection civile. Un des sauveteurs a cependant assuré que la vie de l'homme n'était pas en danger au grand soulagement des nombreux curieux qui s'étaient massés sur le site pour suivre, impuissants, les opérations de désincarcération du chauffeur. 
Un témoin de l'accident rapporte que le conducteur avait très mal négocié le virage. « Le véhicule a abordé lentement le pont et soudain il s'est retrouvé à terre. On a dû prendre nos jambes à notre cou pour nous sauver", a-t-il témoigné. 
Le commissaire Modibo Kéita de la Compagnie de la circulation routière estime que c'est le poids du camion citerne qui l'a fait basculé. "On ne peut pas parler d'excès de vitesse à cet endroit du pont. C'est le virage, constate-t-il. Je pense que le camion a été entrainé par son poids et probablement lorsque la cabine s'est détachée du remorque."
Au passage de notre équipe de reportage, les sapeurs pompiers tentaient de lever le mastodonte à l'aide de deux grues. Des policiers veillaient à ce que les gens ne s'approchent pas de milliers de litres de gas-oil qui s'écoulaient par terre. L'accident a sérieusement gêné la circulation. Les véhicules qui abordaient le pont en passant du côté du centre international de conférence ont été contraints de chercher un autre passage et de provoquer, à leur corps défendant, un embouteillage monstre.
La décision d'autoriser les poids lourds à sillonner le centre-ville et le pont à des heures de forte circulation, n'a pas fini de faire des dégâts.


M. KÉITA
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