Le Centre d'orientation professionnelle de coupe et de couture (COPCC) a célébré, le jeudi dernier, au Centre islamique de Hamdallaye, la sortie de sa 30è promotion baptisée « Me M'Bam DIARRA ». Par ce geste, le directeur du Centre a tenu une promesse faite, lors de la cérémonie de sortie de la 29e promotion baptisée Mme MAIGA Sina DAMBA, à la vice-présidente de la Commission nationale des droits de l'homme qui ne pensait même être ce qu'elle est devenue aujourd'hui.
La cérémonie solennelle de remise des diplômes était placée sous la présidence de la marraine, Me M'Bam DIARRA, médiateur de la république, qui avait à ses côtés le promoteur du COPCC, Sambou FANE, et le directeur général de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE), Makan Moussa SISSOKO. On y notait également la présence de nombreuses personnalités, ainsi qu'une foule de parents, amis et de connaissances des 82 récipiendaires.
Le directeur du Centre dira que la célébration des sorties de promotion est devenue une tradition au COPCC. Cela, pour magnifier 3 ans de dur labeur. M. FANE a ainsi donné la longue liste des marraines de 1981 (Mme SY Kadidiatou SOW) à 2008 (Mme MAIGA Sina DAMBA). En effet, crée en 1972 alors que son promoteur Sambou FANE n'avait que 19 ans, le Centre d'orientation professionnelle de coupe et de couture vise à promouvoir l'indépendance économique de la femme à travers son intégration dans le circuit de production ; à dresser un garde-fou contre la déperdition scolaire féminine en offrant aux filles, qui n'ont pas eu la chance d'aller loin dans leurs études, la possibilité de préparer un métier et de gagner leur vie.
Mais pour rester dans le cadre de cette cérémonie, M. FANE a présenté le parcours prestigieux de celle-là dont porte désormais le nom de la 30e promotion, avocate et femme sociale de profession et de vocation, qui a exercé plusieurs fonctions au Mali et à l'étranger pour le compte des Nations Unies.
La marraine a naturellement qualifié ce jour de grand non seulement pour les élèves qui arrivent au terme de trois longues années de dur apprentissage et qui doivent bientôt affronter le monde non moins dur de l'emploi, mais aussi elle qui se veut un modèle. Humblement, elle s'est posé la question pourquoi elle parmi des centaines de personnes aussi méritantes. Pour elle, certainement c'est sa carrière que le directeur vient de rappeler.
S'adressant à ses filleules, Me M'Bam DIARRA dira qu'au Mali, le nom d'un enfant n'est jamais choisi au hasard. Et la première bénédiction qu'on lui fait le jour du baptême, c'est de lui souhaiter de ressembler à celui dont il porte le nom : « Ko Ala k'a kè a togoman ye ». Alors, femme de caractère qu'elle est, elle leur a conseillé d'avoir du caractère et de la volonté de se battre pour atteindre l'objectif qu'on est fixé.
En cette période de mondialisation et de compétition sans merci, la marraine a exhorté ses filleules à incarner trois vertus, à savoir : le courage, car leur nouvelle vie sera marquée d'innombrables épreuves qui ne laissent pas la place à la paresse ; la probité face à l'effritement de nos valeurs morales, car il importe d'internaliser la culture de l'intégrité ; et l'amour du travail bien fait, car le contexte difficile que connaît notre pays ne saurait s'accommoder ni de laxisme ni de la médiocrité.
En assurant ses filleules de son appui indéfectible, Me M'Bam DIARRA a exhorté les jeunes diplômées à avoir présent à l'esprit que leur sérieux et leur opiniâtreté seront les seuls moyens qui leur permettront d'être comptées parmi les bâtisseurs de notre pays.
Le clou de la cérémonie a été la remise d'une centaine de bourse d'études au COPCC pour l'année 2009- 2010 à certaines organisations féminines par le centre. Ainsi, le Réseau national pour l'éveil démocratique et patriotique (RENEDEP) a été gratifié de 50 bourses ; la Coordination d'association et ONG féminines (CAFO), 30 bourses ; l'Association pour la promotion et la défense des femmes (APDF), 10 bourses ; et le Groupe Pivot droit et citoyenneté de la femme (GPDCF), 10 bourses.
Il convient de signaler que sous les notes musicales de la fanfare nationale que les 82 récipiendaires qui portent désormais le nom de Me M' Bam DIARRA, médiatrice de la république, ont reçu leurs diplômes de leur marraine.
Par Sékou CAMARA








