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Budget d’Etat 2010 :Un déficit prévisionnel de 120 milliards FCFA

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Le bud­get d'Etat du Mali pour l'exer­cice 2010 a été ar­rê­té en re­cettes à 1.​072 mil­liards 721 mil­lions FCFA et en dé­penses à 1.​192 mil­liards de francs CFA, soit un dé­fi­cit pré­vi­sion­nel de 119,5 mil­liards FCFA.

 

 

Le projet de loi de finances 2010 prévoit et autorise l'ensemble des recettes et des dépenses de l'Etat, d'une part, et établit les priorités de l'action du Gouvernement pour l'exercice 2010, d'autre part. Aussi, la répartition des crédits par secteurs témoigne-t-elle, selon le Gouvernement, de la volonté d'accorder la priorité au développement humain et social.

Mais, selon le gouvernement, le projet de budget d'Etat élaboré tient compte de la conjoncture internationale, sous-régionale et nationale et des grandes orientations de la politique de développement économique, social et culturel axées sur la lutte contre la pauvreté et la croissance économique.
En tous les cas, au niveau des recettes, le budget 2010 est arrêté à 1 072 milliards 721 millions FCFA contre 1 001 milliards 800 millions en 2009, soit une augmentation de 7,08 %.
Au niveau des dépenses, ledit budget est arrêté à 1 192 milliards 300 millions FCFA contre 1 129 milliards 104 millions FCFA pour le budget 2009, soit une augmentation de 5,59 % imputable à l'accroissement des dépenses du budget général.
Donc, le projet de budget 2010 dégage un déficit prévisionnel de 119 milliards 579 millions FCFA contre 127 milliards 304 millions dans la loi de finances 2009, soit une baisse de 6,07 %.

Mais, selon le Gouvernement, ce déficit sera financé par les ressources provenant des aides budgétaires extérieures et la mobilisation de l'épargne nationale. En effet, le Mali a obtenu de ses principaux bailleurs de fonts étrangers de transformer leurs concours financiers en « appuis budgétaires » pour en assurer une utilisation optimale, à l'exception notable des USA et d'autres fondations caritatives qui ne sont pas encore convaincus de l'opérationnalité transparente du système au regard de la mauvaise gestion caractéristique des finances publiques des années durant.

En réalité, l'épargne nationale est très peu signifiante, si bien que l'appui budgétaire extérieur en question est comme indispensable à l'économie du pays. En effet, les aides budgétaires sont doublement sollicitées pour la constitution du budget lui-même à hauteur de 45% au moins et la réduction du déficit budgétaire qui en résulte par des emprunts extérieurs. En clair, le pays est « sous perfusion financière internationale » qui ne dit pas son nom. L'un des inconvénients ce cette subordination financière, c'est le diktat que certains bailleurs de fonds étrangers peuvent être amenés à exercer sur le pays en lui imposant des stratégies douteuses en matière de choix macroéconomiques ou des réformes sociales impopulaires comme le code des personnes et de la famille.    
Cependant, pour le suivi et l'exécution des budgets antérieurs, il a été également adopté, le même mercredi, le projet de loi de règlement du budget d'Etat 2008. En effet, indique-t-on, ledit projet de loi rend compte de l'exécution du budget d'Etat 2008 dont le résultat définitif dégage un déficit de 109 milliards 392 millions FCFA contre un déficit prévisionnel de 110 milliards 184 millions FCFA au titre de la loi de finances initiale et de 119 milliards 472 millions au titre du collectif budgétaire.
Ce déficit a été naturellement couvert par des emprunts comme cela a été souligné plus haut. Un fardeau de plus pour les générations futures dont la marge de manœuvre sera encore plus réduite vis-à-vis des partenaires étrangers européens, américaines, asiatiques et autres.   
Par ailleurs, au cours du même conseil des ministres, il a été adopté un budget parallèle pour les régions du Nord sous la forme d'un p projet de loi portant création du Fonds d'investissement, de développement et de réinsertion socioéconomique des régions du Nord-Mali. La création dudit fonds, selon le gouvernement, visant à mettre en place le mécanisme de financement des actions de développement des trois régions Nord du Mali (Tombouctou, Gao et Kidal) sur recommandation du Forum de Kidal tenu les 23 et 24 mars 2007, dans le cadre de l'Accord d'Alger.

Les ressources de ce fonds, précise le conseil des ministres, sont constituées par les subventions de l'Etat, les contributions des partenaires au développement, les dons, subventions et recettes diverses.
Quant aux dépenses, selon le même conseil des ministres, elles contribueront au financement des programmes de réinsertion socioéconomiques et des programmes d'investissement et de développement des Régions du Nord-Mali.

Par Seydina Oumar DIARRA-SOD

 

Written by :
Aminata Mariko
 
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