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Home Actualité Les Echos INSECURITE A SENOU, La hantise des populations

INSECURITE A SENOU, La hantise des populations

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Sénou, quartier périphérique de la capitale vit de plus en plus dans l'insécurité. Ce qui quand est même paradoxal, pensent des habitants, à cause de sa proximité avec plusieurs services de sécurité.

 

La lutte contre l'insécurité est l'une des priorités du gouvernement. Elle est d'ailleurs un des points saillants du Programme de développement économique et social (PDES) sur la base duquel le président de la République Amadou Toumani Touré s'est fait réélire.

Mais au regard des actes de violence et des vols que commettent des bandits sur les paisibles populations maliennes, on se demande bien si la protection des populations et la lutte contre l'insécurité est encore une affaire de l'Etat en général, en particulier des services de sécurité et de la protection civile. C'est du moins la question que se posent nombre d'habitants de Sénou, quartier périphérique de la capitale. Les cas de vols et d'agressions s'y multiplient surtout en cette période d'hivernage.

Les malfrats profitent de la tombée des pluies la nuit pour s'attaquer à des équipements marchands. Ainsi, plusieurs boutiques ont fait l'objet de vols ces deux dernières semaines.

Des maisons sont également la cible des bandits. Et ce qui déconcerte le plus, c'est le fait que les malfrats ne se satisfont plus d'emporter les biens de leurs victimes, mais cherchent le plus souvent à leur ôter la vie. Ce n'est pas en tout cas M. Dembélé qui le démentira lui qui a eu ses deux téléphones portables, sa moto, son téléviseur et une somme importante d'argent emportés par les bandits avant de se voir tirer des balles dans les jambes.

La plupart des habitants trouvent paradoxal, voire antinomique la recrudescence et la persistance du banditisme dans le quartier, alors que celui-ci abrite plusieurs services de sécurité : camp militaire, ( la Base 101), de postes de police et de gendarmerie...

Pour les autorités administratives, le combat contre l'insécurité dans le quartier passe par sa viabilisation. Démarré sur des chapeaux de roue, ce processus de réhabilitation, qui devait permettre l'accès à l'électricité, une meilleure circulation à l'intérieur du quartier, reste au point mort par manque de ressources financières.

Denis Koné

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