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UMAR FAROUK ABDULMUTALLAB, Un complet retournement de veste

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A entendre son nom, on jurerait (en donnant même sa tête à couper) qu'il est d'origine arabe ou peut-être israelienne. Eh bien non, et en jurant, "on" perd du coup sa tête, car ce nom n'est que d'emprunt, et pour cause : celui qui le porte est... un beau jeuneot Nigérian bon teint et de pure souche, et qui plus est, est le fils à papa d'un ancien haut dignitaire du Nigéria.

 

            Mais, pourrait-on se demander, quel diable avait-il poussé Umar Farouk Abdulmutallab (c'est son nom ou... "non", parait-il) à commettre, ou du moins à tenter de commettre (puisqu'il avait raté son coup) un attentat à bord d'un avion du vol Amsterdam (Pays-Bas)-Detroit (Etats Unis), ce mercredi 25 Décembre 2009 ?

            En fait, la méthode utilisée par  les "djihadistes", terroristes et autres fanatiques prétendus "musulmans" (et qui salissent ainsi la religion) est aussi fatale qu'imparable, surtout pour des esprits jeunes, frais et naïfs : ces fanatiques extrémistes leur font tout simplement miroiter non seulement un bel avenir d'études très avancées et d'avantages financiers conséquents, mais aussi une prestigieuse "récompense divine" dans l'au-delà, pour toutes leurs "hautes actions" (entendez les attaques à l'explosif et autres attentats sanglants).

            Dès lors, l'on comprend mieux pourquoi le plus souvent, les chefs terroristes choisissent leurs recrues parmi la gent très juvénile : des jeunes dont l'âge varie entre 17 et 21 ans, des jeunes intellectuellement et psychologiquement faibles au point d'être maniables et même corvéables à merci. Et partant, l'on comprend ainsi que le Nigérian "Umar Farouk Abdulmutallab" se soit embarqué dans cette "galère" terroriste depuis son très jeune âge.

            En effet, c'est justement au Yémen qu'il a effectué son "stage" de maniement des explosisfs. Que l'attentat qu'il avait essayé de perpétrer ait été revendiqué par Al Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) ne surprend alors plus. Du reste, après son arrestation, Abdulmutallab ne s'était guère gêné pour reconnaître, devant les enquêteurs, qu'il avait reçu sa "formation" au Yémen : pire, il en était même fier.

            Mais ce qui a surpris tout le monde, c'est son complet retournement de veste, ou plutôt son virage à "cent-vingt dégrés" pour la cause... du FBI (Federal Bureau of Investigation) américain. En effet, aus dires d'un agent des Services de sécurité américains, Abdulmutallab leur a "craché tout ce qu'il avait avalé" (comme disait l'autre). "Abdulmutallab parle, et il parle depuis la semaine dernière, apportant des informations utiles, exploitables at actuelles, auxquelles nous donnerons suite. Je suis convaincu qu'il continuera à coopérer davantage...", avait confié, en substance, un agent américain anonyme des forces de l'ordre à l'agence Reuters.

            Et l'agent anonyme, de préciser que quelques jours après le coup de force raté de Abdulmutallab, deux enquêteurs du FBI s'étaient rendus au Nigéria pour "causer" avec les parents et proches du jeune terroriste... "repenti" (pourrait-on dès lors penser). L'on peut alors supposer que trois circonstances ont dû jouer un rôle déterminant dans le repentir ou la trahison (c'est selon) du jeune amateur de pétards explosifs.

            D'abord, l'implication de son propre père qui, depuis qu'il avait appris la dépravation de son fils (son enrôlement dans Al Qaïda), n'avait cessé de mettre les autorités américaines en alerte. Ensuite, les voyages des enquêteurs américains au Nigéria pour rencontrer les proches de Abdulmutallab, le voyage de certains membres de sa famille aux Etats Unis (le 17 Janvier dernier) en vue d'échanger à leur tour avec le FBI, et sûrement les conseils empreints d'exhortations formulés par les parents à l'encontre de leur "enfant perdu qui a dérouté" (Abdulmutallab).

            Enfin, on peut présumer que le fait que Abdulmutallab ait aussi subitement que facilement changé de camp soit issu d'un brusque manque de confiance envers ses anciens maîtres à penser et directeurs de conscience terroristes.

            D'où la grande question : quel est ce soudain "déclic" qui a provoqué le divorce entre Abdulmutallab  et ses mentors fanatiques ? Est-ce un problème d'idées ou un problème d'ordre financier qui a occasionné une telle rupture ? Ou est-ce tout simplement que Abdulmutallab n'était pas assez "mûr", autrement dit, que ses maîtres d'Al Qaïda ne lui avaient pas fait subir une formation terroriste plus poussée ?

            Quel qu'il en soit, le Directeur des Services de Renseignements américains, M. Dennis Blair, s'est voulu très réaliste, qui annonçait déjà à l'agence Reuters : "Nous continuons à explorer la génèse de ce complot (l'attentat manqué) et à enquêter sur les autres complots visant le territoire national  (des Etats Unis) qu'AQPA et les extrémistes yéménites qui y sont associés pourraient avoir ourdi".

            Et aux membres d'une Commission du Sénat américain, il confiait : ...Nous craignons qu'ils ne continuent à le faire ; mais nous ignorons s'ils ont l'intention de confier cette tâche à de hauts responsables, dans la mesure où, par le passé, le mouvement donnait la priorité aux opérations régionales".

            C'est dire qu'aujourd'hui, autant les Américains redoutent une action terroriste inattendue sur leur terrotoire, commanditée par ce pays qu'ils honnissent le plus au monde (le Yémen), autant le jeune terroriste nigérian repenti,"Umar Farouk Abdulmutallab", est loin d'être au bout de ses peines et de son calvaire. Et pour cause : les Américains vont le "cuisiner" jusqu'à ce qu'il "crache tous ses morceaux".

            Et qui sait même s'ils ne vont pas faire de lui une "taupe" ou un agent double qu'ils laisseront "brouter " et dans le "râteIier" d'Al Qaïda, et dans celui du FBI, pourvu que "l'oiseau lui ramène une bonne moisson" en renseignements sur Al Qaïda : c'est d'ailleurs là une des tactiques secrètes les plus favorites du FBI.

            Enfin, c'est quand même dommage et révoltant que ce jeune terroriste nigérian "repenti" n'ait trouvé d'autre nom d'emprunt que...Umar.

Oumar DIAWARA

(Le VIATOR)

Written by :
Aminata Mariko
 
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