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Aigles du Mali : Dix candidatures pour succéder à Keshi

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La course à la succession de Stephen Keshi est désormais ouverte. La fédération malienne de football a engagé les consultations à la recherche de l'HOMME qu'il faut. Les prétendants se bousculent au portillon. Et déjà, dix CV (curriculum vitae) sont à l'étude à Malifoot. Mais la liste est loin d'être close. Les consultations se poursuivent. Qui de Jean Amadou Tigana, Philippe Troussier, Hervé Renard ou encore Jacques Santini, Paulo Duarte et Mory Goïta etc... va décrocher la timbale ? En attendant la réponse à cette question, voici en exclusivité les grandes lignes du parcours des potentiels entraîneurs des Aigles du Mali.

 

Philippe Troussier

Né à Paris, le 21 mars 1955, Philippe Omar Troussier a joué dans diverses équipes du championnat de France de deuxième division où il passera relativement inaperçu avant de rejoindre le banc de touche de l'US Alençon fin 1984. Après avoir entraîné en France les modestes équipes d'Alençon, de Vitry Sur Seine et du Reed Star, Troussier a rejoint l'Afrique où il a enchaîné les succès et où il effectuera la majeure partie de sa carrière.

Son parcours de globe-trotter débuta par un long passage en Côte d'Ivoire, tout d'abord en tant qu'entraîneur à l'ASEC Abidjan (champion national en 1990, 1991 et 1992), puis en tant que sélectionneur des Éléphants de Côte d'Ivoire. Il prend ensuite la direction de l'Afrique du Sud (où il entraîne les Kaiser Chiefs) puis du Maroc (CA Rabat puis FUS Rabat, obtenant une Coupe du Trône en 1995).

En 1997, Troussier contribue à la qualification des Super Eagles du Nigéria à la coupe du monde 1998. Après un court crochet par le Burkina Faso, le temps de la coupe d'Afrique des nations de football 1998, c'est finalement en tant que sélectionneur des Bafanas-bafanas d'Afrique du Sud que Troussier participe au Mondial 1998.

Connu pour son caractère parfois très autoritaire vis à vis des joueurs, mais également apprécié pour ses bons résultats (ce qui lui vaut le surnom de « sorcier blanc »), la réputation de Troussier dépasse progressivement le strict cadre de l'Afrique.

Au sortir du Mondial 1998, il est nommé sélectionneur de l'équipe nippone, avec la redoutable tâche de faire briller le Japon à la coupe du monde 2002 dont il est coorganisateur avec la Corée.

C'est par la suite qu'il est parti prendre la tête de la sélection du Qatar. Puis, fin novembre 2004, il est préféré à Jean Tigana, Rudi Völler et même à Jacques Santini, lui aussi ex-sélectionneur national, pour venir au chevet de l'Olympique de Marseille. Mais l'expérience ne durera que six mois, car sa hiérarchie lui reprocha ses contre performances en coupe de France et en coupe de la Ligue pour remplacer par Jean Fernandez à l'issue du championnat.

D'octobre 2005 à décembre 2005, Troussier fut brièvement le sélectionneur de l'équipe du Maroc. Il sera démis de ses fonctions pour « divergences de vues » avec la fédération marocaine de football.

De décembre 2007 à janvier 2008, il fut manager du FC Ryūkyū, l'équipe de la ville d'Okinawa en 3e division japonaise, la Japan Football League (semi-professionnelle).

Mory Goïta

Il est de loin l'entraîneur le plus titré au niveau national. Sous ses ordres, le Mali a remporté la coupe Amilcar Cabral en Gambie en 1997 (le 2è de son histoire après celle de 1989 à Bamako), la première coupe militaire sous régionale de l'Office de liaison de l'Afrique de l'Ouest dotée du trophée ATT, en 2006 à Ouagadougou et la coupe UFOA des nations.

Avec l'équipe nationale militaire, il a été finaliste de la 5ème édition de la coupe d'Afrique militaire que Bamako a abritée en 2005 (finale perdue contre l'Egypte) et quart de finaliste de la coupe du monde militaire qui s'est jouée en Allemagne. Depuis qu'il est entraîneur des sélections nationales en octobre 1990, Mory Goïta a connu, malgré des résultats assez flatteurs, des hauts et des bas.

C'est pourquoi, de nombreux observateurs du football malien n'hésitent pas à souhaiter que lui soit confiée la sélection senior pour un nouveau départ. Surtout que ces derniers temps, des entraîneurs locaux, à l'image de Djibril Dramé, produisent des résultats probants avec nos clubs. Et qu'il est établi que des expatriés recrutés à coups de millions n'ont pas forcement mieux fait que les locaux.

Né le 11 décembre 1954, Mory Goïta est professeur de football à la suite d'un diplôme d'études approfondies (DEA) obtenu à Cuba en 1988, option sport, spécialité football. Il est titulaire de nombreux certificats et diplômes obtenus à la suite de stages internationaux.

Il a, tour à tour, obtenu le brevet d'Etat de la fédération française de football à Clairefontaine en 1995, le certificate of attendance de la FIFA, en 1991, à Rabat au Maroc, et le CAF Diploma au stage zonal de Bamako, en Août 2004.

Instructeur FIFA au Futuro III à Ouagadougou en Août 2004, il a obtenu le diplôme CAF au stage des entraîneurs de haut niveau au Togo, en janvier 2005. Cette somme d'expériences qui a fait dire à certains qu'il mérite hautement d'occuper le poste de directeur technique national du football dans notre pays.

Une chose est sûre : il a la compétence nécessaire, l'expérience qu'il faut et les qualités requises pour animer une direction technique nationale. Si on s'en tient aux diplômes et à l'expérience, il n'y a pas photo entre lui et les autres nationaux. Toutefois, pour certains, son état de santé ne lui permet pas d'assurer de haute fonction d'entraîneur.

Mory s'en défend et affirme que son mal n'a d'incidence ni sur son moral, ni sur son physique, et ne pourrait, par conséquent, avoir aucun impact sur le rôle.

Jean Tigana

Jean Amadou Tigana est né le 23 juin 1955 à Bamako, et est venu en France à Marseille à l'âge de trois ans avec ses parents. Il fut international français avant d'être reconverti entraîneur. Milieu de terrain fin et technique, Jean Tigana fit ses premiers pas en championnat de France au Sporting Toulon en 1975.

En 1978, il est repéré par l'entraîneur de l'Olympique lyonnais Aimé Jacquet qui le fait venir. Il y restera trois années avant de rejoindre les Girondins de Bordeaux et de retrouver de nouveau son mentor de Lyon Aimé Jacquet en 1981.

C'est avec Bordeaux qu'il remportera ses premiers trophées. En même temps, l'équipe de France fait appel à lui, il fait ses débuts internationaux le 23 mai 1980 contre l'U.R.S.S. (défaite 1-0), puis lors de la brillante coupe du monde de 1982 il devient alors titulaire avec la sélection, la France atteindra les demi-finales (éliminé aux tirs aux buts par l'Allemagne).

En 1984, il contribue grandement à la victoire de l'Euro 1984 qui se déroule en France. Travailleur infatigable, il entre dans la légende du football français au cours d'une demi finale face au Portugal quand après une longue chevauchée solitaire, il offre le but de la victoire à Michel Platini dans les derniers instants de la prolongation. Il compose alors le fameux Carré magique avec Michel Platini, Alain Giresse (avec qui il est partenaire en club) et Luis Fernandez. Et prit sa retraite en 1987.

En tant qu'entraîneur, il s'engage à l'Olympique lyonnais en 1993 pour deux saisons, après une brillante place de vice-champion en 1995 derrière le FC Nantes, l'AS Monaco fait appel à lui.

Bonne inspiration de ce club qui devient champion de France en 1997 et atteint les demi finales de Ligue des Champions face à la Juventus en 1998. Il restera 4 années sur le rocher monégasque avant d'être démis de ses fonctions en 1999.

Un an plus tard, il traverse la Manche pour rejoindre le club londonien du Fulham FC qui végétait en deuxième division. Après avoir réussi à le faire monter en Premier League et à s'y maintenir en partie grâce à un budget financé par le milliardaire Mohamed Al-Fayed, il partira du club en avril 2003.

Après un an et demi loin des terrains, il s'engage au Besiktas en octobre 2005, l'un des trois grands clubs d'Istanbul. Le 14 mai 2007 il abandonne son poste d'entraîneur de Besiktas en conflit avec ses dirigeants et décide de se retirer provisoirement du monde du football. Au printemps 2008, il fut pressenti (autant que Didier Deschamps) par certains spécialistes, comme éventu el remplaçant de Domenech à la tête de l'équipe de France après l'Euro 2008. Cette année encore, on parle de lui pour prendre la tête de l'équipe de France, et peut être du Cameroun.

Claude Le Roy

Fils d'instituteur d'origine bretonne, Claude Marie François Le Roy a été joueur amateur puis professionnel de 1968 à 1981, et entraîneur à partir de 1980. Originaire de Bourbriac, Claude Le Roy est aussi le co-fondateur de la Bretagne Football Association, dont il reste le Directeur Technique.

Quand Claude Le Roy n'est pas en fonction, il est consultant pour diverses chaînes de télévision, et fut aussi chroniqueur à France-Football. Mesurant 1,77 m et pesant 72 kg, Claude Le Roy jouait au poste de milieu polyvalent. Il ne s'est jamais vraiment imposé comme titulaire au début de sa carrière et perdait facilement son sang-froid.

Il a ensuite accompli une honorable carrière, jouant également au poste d'ailier avant de se reconvertir comme défenseur lors de sa dernière saison au Stade Lavallois de Michel Le Millinaire.

Instruit, il aimait le dialogue tout en demeurant campé sur ses positions. Sur le terrain, c'est un gagneur. Son jeu était à l'image de sa personnalité, sûr de lui et sans. Il choisit ensuite le métier d'entraîneur.

Dans cette fonction, il fut vainqueur de la coupe d'Afrique des nations en 1988 avec le Cameroun, et vainqueur de la coupe Cabral en 1991 avec le Sénégal.

Au delà de ces titres, il a entraîné de nombreux clubs et sélections nationales à travers la France et l'Afrique. Il fut directeur sportifs du Paris SG en 1997-1998, avant de passer sélectionneur du Cameroun en 1998. En Afrique, il a tour à tour entraîné la RD Congo (2004-2006), le Ghana (2006- 2008), avant d'aller au Sultanat d'Oman.

Hervé Renard

Quart de finaliste de la CAN en Angola face au Nigeria, le sélectionneur français de la Zambie, Hervé Renard (41 ans), a attiré l'attention de plusieurs fédérations africaines. Notamment celles du Nigeria, de l'Angola, de la Tanzanie et du Sénégal. « J'ai eu des contacts avec quelques pays dont je ne veux pas donner le nom. Il n'y a rien de concret, et je rappelle que je suis sous contrat avec la Zambie jusqu'au 30 mai prochain », a expliqué depuis Lusaka l'ancien adjoint de Claude Le Roy, quand celui-ci entraînait le Ghana.

Renard, qui est en poste depuis mai 2008 en Zambie ne veut rien exclure, à commencer par une prolongation de son contrat avec les Chipolopolos. Kalusha Bwalya, le président de la fédération zambienne, est même sur le point de lui faire une nouvelle proposition.

Après avoir été l'adjoint de Claude Le Roy à la tête de l'équipe nationale du Ghana, Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Zambie le 7 mai 2008. Discret mais efficace, il a effectué un excellent travail avec la formation Zambienne qui a produit de belles prestations lors des qualifications jumelées CAN et Coupe du monde 2010 et de la phase finale de la CAN en Angola.

À l'instar des grands entraineurs actuels. Hervé Renard possède un modeste palmarès en tant que joueur (défenseur central) mais son parcours d'entraineur est entrain de prendre une tout autre dimension.

A 41, Hervé Renard, qui est réputé pour son sérieux et dynamisme, n'est pas de rang mondial certes mais il en a le profil et peut le devenir avec les Aigles du Mali. Vue son âge, son activité et son rendement actuel, un tel passage sera une suite logique dans sa progression entant que sélectionneur. C'était en tout cas son souhait il y a quelques mois.

Paulo Duarte

José Mourinho, vous connaissez ? Oui, le grand entraîneur de l'Inter de Milan, auparavant coach de Chelsea et de Porto....

Paulo Duarte, vous connaissez ? Non, probablement. Ce Portugais né le 6 avril 1969 à Massarelos a longtemps joué au club de Uniào Desportiva de Leiria entraîné alors par José Mourinho. L'entraîneur lusitanien le plus titré le tenait visiblement en haute estime. Il a en effet écrit dans son premier ouvrage : "Paulo Duarte a été un des joueurs les plus importants et influents lors de mon passage à Uniëo de Leira."

C'était lors de la saison 2002-2003. Paulo Duarte, ou de son nom complet Paulo Jorge Rebelo Duarte, défenseur central, était capitaine de l'équipe. Il deviendra entraîneur-adjoint puis coach de ce club qu'il parviendra à qualifier... en Coupe d'Europe (UEFA).

C'est par la suite qu'il il est devenu sélectionneur des Étalons du Burkina Faso. Sélection qui n'avait jamais effectué de parcours intéressant jusqu'alors en matchs de qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations. Sauf que... depuis que Paulo Duarte a pris en mains les Burkinabés, les bons résultats sont au rendez-vous et une qualification pour la phase finale de la CAN, mais avec une élimination dès le premier tour. Avec lui, le Burkina Faso a amélioré son classement FIFA.

Jeune, déterminé, Paulo Duarte affiche une grande personnalité. Comme en atteste le joueur de l'OM Charles Kaboré : «  C'est un entraîneur très ambitieux. Il a horreur de perdre. C'est un battant. Il travaille bien et il connaît bien les joueurs. Il est jeune comme nous et il sait comment nous prendre. Cela se passe super-bien avec lui. »

A un confrère africain qui lui demandait quel était son secret, Paulo Duarte a répondu : « Mon seul secret, c'est le travail, l'organisation et la discipline. Je fixe la ligne de conduite et je décide. Il faut avoir de la personnalité. Je suis comme je suis et je fais mon travail avec discipline, volonté et professionnalisme. » À noter que Paulo Duarte parle quatre langues : portugais, espagnol, anglais... et français.

Jacques Santini

Jacques Santini est un entraîneur de football et ancien joueur français de football né le 25 avril 1952 à Delle (Territoire de Belfort). Il fut sélectionneur des « Bleus », l'équipe de France A, du 21 août 2002 au 25 juin 2004. Joueur professionnel, Jacques Santini a effectué quasiment toute sa carrière à l'AS Saint-Étienne dont il a porté les couleurs entre 1969 et 1981.

Santini a ainsi connu les grandes heures des Verts avec lesquels il a remporté quatre championnats de France, deux Coupes de France et participé à la finale de la Coupe d'Europe des Champions en 1976. Il restera l'auteur du fameux coup de tête sur les "poteaux carrés" (en fait la barre transversale) du stade d'Hampden Park à Glasgow. Il a terminé sa carrière professionnelle au Montpellier La Paillade.

Après avoir entamé une reconversion comme entraîneur-joueur avec le club amateur du CA Lisieux en division 3 de 1983 à 1985, il a entraîné ensuite en première division : le Toulouse FC, le Lille OSC, l'AS Saint-Étienne et le FC Sochaux qu'il rejoint en cours de saison en décembre 1994.

Après une saison sans club, il est nommé directeur technique de l'Olympique lyonnais à partir de 1997, club dont il devient l'entraîneur de 2000 à 2002. C'est avec l'Olympique lyonnais qu'il entame son palmarès d'entraîneur : une Coupe de la Ligue en 2001 et le titre de champion de France en 2002.

En juin 2002, son contrat d'entraîneur s'achève sans qu'il n'en ait demandé le renouvellement, et il reprend son poste de directeur technique du club lyonnais, ayant pris part à la désignation de son successeur sur le banc, Paul Le Guen.

Mais à peine quelques semaines plus tard, après l'échec des Bleus lors de la Coupe du monde de football 2002 en Asie, il est appelé en août 2002 comme sélectionneur de l'équipe de France de football. Il parvient à emporter la Coupe des Confédérations en 2003 et qualifie facilement dans un groupe éliminatoire extrêmement faible (Chypre, Malte, Israël et Slovénie) les Bleus pour la phase finale de l'Euro 2004 au Portugal. Après l'Euro, il rejoint mais l'aventure anglaise sera brève. Il démissionne de son poste après seulement cinq mois et 13 matches à la tête de l'équipe suite à des problèmes internes au club liés à l'organigramme des Spurs.

Le 8 juin 2005 il remplace Guy Roux au poste d'entraîneur de l'AJ Auxerre. Après une saison acceptable (6ème place en Ligue 1), il annonce son départ dès le 17 mai 2006.

Jacques Santini est souvent décrit par les journalistes sportifs comme un « mystère ». En effet, plus encore que ses prédécesseurs Aimé Jacquet et Roger Lemerre, Jacques Santini est rétif à parler aux journalistes et parvient à éluder les questions. En mai 2008, il fut approché par la fédération tunisienne de football pour occuper le poste de sélectionneur de l'équipe de Tunisie de football, mais au dernier moment il refuse l'offre de contrat pour son désaccord avec la date d'entrée en vigueur du contrat (le 1er juillet 2008) et sur la nationalité de son adjoint qu'il voulait français mais que la FTF veut tunisien malgré le fait qu'il ait accepté initialement que son adjoint soit tunisien.

Gernot Rohr

Gernot Rohr (né le 28 juin 1953 à Mannheim en Allemagne) est un ancien joueur professionnel de football. Il commença sa carrière dans son pays natal en jouant dès 11 ans dans l'équipe du quartier de sa ville natale, Mannheim, le VfL Neckarau.

En 1970 et 1971, il fait ses premières apparitions avec l'équipe d'Allemagne junior et en 1972, il fait ses débuts au sein de l'équipe du Bayern de Munich. Lors de l'été 1977 et après un passage avec les équipes de SV Waldhof Mannheim et de Kickers Offenbach, Rohr a fini ses études et âgé de 24 ans, il rejoint la première division française et les Girondins de Bordeaux.

Aux côtés de joueurs comme Alain Giresse, Bernard Lacombe, Marius Trésor, Jean Tigana ou encore Patrick Battiston, Rohr va devenir une pièce essentielle du jeu des Girondins et il va gagner à trois reprises le titre de champion de France, en 1984, 1985, 1987, ainsi que deux titres de Coupe de France en 1986, 1987.[3]

Il fait également parti de l'équipe qui a failli contrarier la Juventus de Michel Platini lors de la Coupe des Champions en 1985. Rohr s'occupe alors du marquage individuel de Platini lors du match retour au Parc Lescure. Il quitte les Girondins en 1989 après plus de 350 matchs pour une dizaine de buts et deux titres de meilleur défenseur de la saison.

Suite à sa carrière de joueur, il reste en Gironde et devient alors directeur sportif et responsable du centre de formation. Il quitte à plusieurs reprises ses fonctions pour passer derrière le banc, par intérim, de l'équipe première. Ainsi, de août à septembre 1990, il remplace Raymond Goethals après son licenciement, et reste en place le temps de l'arrivée de Gérard Gili, en provenance de l'OM. 

Rohr revient à la suite de Gili et sera derrière le banc de l'équipe pour la saison 1991-92, et fera remonter le club, relégué administrativement la saison précédente, de la seconde à la première division.

Sa dernière pige derrière en tant qu'entraîneur de l'équipe des Girondins, Rohr la réalise suite aux mauvais résultats de l'équipe et le renvoi en février de Slavo Muslin. Il mène alors une équipe comportant le « trio magique » des Girondins Zinedine Zidane, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu mais aussi des joueurs talentueux comme Richard Witschge, Jean-Luc Dogon, et Gaëtan Huard.

Les Girondins réussissent l'exploit de battre l'AC Milan lors du match retour du quart-de-finale de la Coupe de l'UEFA 3 buts à 0 avec un but de Didier Tholot et deux de Dugarry. Les Girondins vont tout de même s'incliner en finale contre l'ancienne équipe de Rohr, le Bayern.

Rolland Courbis vient, comme en 1992, remplacer Rohr et en 1998-1999 ce dernier est directeur technique de l'équipe allemande d'Eintracht Francfort. Ensuite, il rejoint Alain Afflelou, ancien président des Girondins, dans son nouveau club, Union sportive Créteil-Lusitanos pour une saison avant de revenir aux Girondins pour diriger le club de formation de l'équipe.

En 2002, il rejoint l'OGC Nice dans le championnat français pour prendre la suite de Sandro Salvioni. Rohr restera deux saisons en poste et le 25 avril 2005, le président de l'OGC Nice, Maurice Cohen, le renvoie.

Il décide alors de rejoindre l'équipe du Red Bull Salzbourg en Autriche pour occuper le poste de coordinateur de l'équipe puis en 2005-06, il guide les BSC Young Boys suisses à la finale, perdue, de la Coupe de Suisse. En mai 2007, il est nommé entraîneur du club corse de l'Athletic Club Ajaccien [4] qu'il quitte fin août 2008 en raison d'un désaccord avec le président Orsoni.

Le 27 novembre 2008, il entame une nouvelle aventure au club tunisien de l'Etoile Sportive du Sahel. Il en est limogé le 15 mai 2009.[6] Le 9 juin 2009, Gernot Rohr devient l'entraineur du Football Club de Nantes qui vient d'être relégué en ligue 2 pour succéder à Elie Baup [7].

Élie Baup

né le 17 mars 1955 à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), Élie Baup débute comme gardien de but à l'US Larroque. Il rejoint l'US Toulouse à 15 ans. Il reste 4 ans au club avant de partir pour quatre ans à l'AS Mazamet. À l'âge de 20 ans, il est victime d'un accident de voiture et subit une double fracture des cervicales qui met un terme à sa carrière de joueur. Carrière d'entraineur [modifier]

En 1982, il obtient son second degré de diplôme d'entraîneur. Sa carrière d'entraîneur débute à Castelnaudary. Cette expérience de 2 ans (1982-1984) lui permet de faire ses preuves et d'intégrer le centre de formation du Toulouse FC en tant que responsable (1984-1991). C'est durant cette période que le technicien formera, entre autres, Fabien Barthez.

En 1991, il part à l'AS Saint-Étienne s'occuper du centre de formation, avant de succéder en 1994 à Jacques Santini à la tête de l'équipe première des « Verts ». Durant cette période, Élie Baup dirige notamment Laurent Blanc. Il est limogé en 1996 et remplacé par Dominique Bathenay, mais le club de l'ASSE descend en D2.

Baup arrive en 1997 aux Girondins de Bordeaux où il devient l'adjoint de Guy Stéphan avant de prendre sa place en décembre de la même année (à la 21e journée). Bordeaux termine 5e à l'issue de la saison et c'est à partir de cette période qu'Élie Baup inscrit les premiers titres dans son palmarès d'entraîneur, avec notamment un championnat en 1999 et une coupe de la Ligue en 2002. Le 24 octobre 2003, il est limogé et remplacé par Michel Pavon.

Il retourne alors à l'ASSE tout juste promue en Ligue 1 afin d'assurer le maintien du club.

Le club termine 6e du championnat et gagne sa place en Coupe Intertoto. À l'issue de la saison 2005-2006, une mésentente entre les dirigeants le pousse à quitter le club, ce que sa clause libératoire lui permet.

En réalité, les résultats moyens de l'équipe (13e du championnat) et la déroute reçue à Lyon (4-0) n'ont pas vraiment plaidé en sa faveur et par conséquent cela n'a pas encouragé les dirigeants à le garder.

Il retourne alors dans l'autre club qu'il connaît bien, le Toulouse FC, et parvient à qualifier le « Téfécé » pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions de l'UEFA en 2006-2007. La saison suivante du TFC est beaucoup plus ardue, et des divergences apparaissent avec le président Olivier Sadran, notamment au sujet des transferts. Le 30 mai 2008, malgré encore un an de contrat, il est limogé et remplacé par Alain Casanova, ancien gardien de but du club, qui était son adjoint.

Le 4 septembre 2008, il devient l'entraîneur du FC Nantes qui remonte en Ligue 1 après une année de purgatoire en Ligue 2. Il ne peut toutefois empêcher la relégation du club au terme de la saison 2008-2009. Le 1er juin 2009, le FC Nantes annonce que la collaboration entre le club et Elie Baup s'arrête.

Roger Lemerre

Roger Lemerre est né le 18 juin 1941 à Bricquebec (Manche) en France. Il a joué en club professionnel de 1961 à 1975 à Sedan (1961-1969), au Football Club de Nantes (1969-1971), à Nancy (1971-1973) et au Racing Club de Lens (1973-1975). Il a compté 6 sélections en équipe de France de 1968 à 1971, parmi lesquelles une humiliation infligée par l'Angleterre (5-0).

En 1975, il devient entraîneur du Red Star de Saint-Ouen (1975-1978), puis revient au RC Lens pendant une saison, en passe deux au Paris FC. En 1983-1984, il est entraîneur au club de l'Espérance sportive de Tunis. À son retour en France, il entraîne à nouveau le Red Star.

Pendant dix saisons, il entraîne l'équipe de France militaire qui sera championne du monde en 1995.En 1997, il achève la saison avec le RC Lens. Adjoint d'Aimé Jacquet, il accompagne les « Bleus » dans leur victoire pendant la Coupe du monde 1998.

Il succède à Jacquet au poste de sélectionneur et amène l'équipe nationale à la victoire pendant l'Euro 2000. Mais en 2002, la sélection est éliminée au premier tour de la Coupe du monde 2002 en Corée du Sud.

Il est remercié par la fédération française sous les critiques et les quolibets. Il ne reste pas longtemps sans équipe nationale puisque la fédération tunisienne (FTF) le choisit pour être le sélectionneur de l'équipe nationale. Fuyant les journalistes français (il s'est marié en octobre 2003 sans que la presse ne le sache), il mène la Tunisie à la victoire pendant la Coupe d'Afrique des nations en 2004 et à la qualification pour la Coupe du monde de football de 2006.

Il est en contrat avec la fédération tunisienne jusqu'en 2006. Après son deuxième échec à la coupe du monde avec la sélection tunisienne des voix s'élèvent demandant sa démission.

Il a été désigné le 13 mai 2008 sélectionneur de l'équipe du Maroc de football, avec pour tâche de qualifier les Lions de l'Atlas pour la Coupe du monde de football de 2010 et la Coupe d'Afrique des nations de football 2010suite à ces échecs, il est démis de ses fonctions de sélectionneur du Maroc pour insuffisance de résultats.

Dossier réalisé par

Souleymane Diallo L'Aube Hebdo

Written by :
Aminata Mariko
 
feed1 Commentaires
Ag
February 11, 2010
196.200.95.145
Votes: +0

Qu'on recrute tous les meilleurs entraineurs du monde à la fois si on ne les laisse pas faire leurs boulots, le football malien serait toujours par ses grands joueurs sur les pelouses à l'étranger.
Si vous voyez que les jours ne sont pas concentrés sur le terrain ou ne s'impliquent pas à fond parce que l'entraineur n'a pas d'autorité sur les joueurs et c'est le Mali qui perd de 'argent pendant la faim tue au nord.

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